câbles sous-marins

Câbles sous-marins : les choses que vous ignoriez

Les câbles sous-marins représentent physiquement tout ce qui constitue la connectivité mondiale.
Quatre-vingt-dix-neuf pour cent du trafic des données dans le monde sont effectivement transmises par de gros câbles déposés sur le fond des océans, d’une centaine de millier de kilomètres, et à des profondeurs comparables aux montagnes les plus hautes de la planète.

Comment sont montés les câbles sous-marins des télécommunications ?

En règle générale, ces câbles sous-marins sont tout d’abord déposés au fond des mers par des navires spécifiques, même si durant le processus de pose de nombreux facteurs sont pris en considération.

Entre autres, il convient de détecter la présence d’une éventuelle flore ou faune marine comme les plantes, les poissons ou les coraux, et par ailleurs que le sol sur lequel sont posés les câbles soit plat et exempt de rochers qui pourraient les abîmer.

Quelle est la longueur des câbles ?

Normalement, la longueur des câbles varie selon la profondeur à laquelle ils sont posés. Les câbles destinés aux fonds les plus profonds ne sont pas particulièrement épais, vu que les dangers qu’ils pourraient rencontrer sont effectivement minimes dans les abysses des océans.

C’est tout à fait différent pour les câbles couchés dans les eaux moins profondes, où les poissons (souvent les requins) peuvent tenter de les mettre dans leurs mâchoires et les endommager très sérieusement.
Si on parle des longueurs, bien, c’est très, très énorme: le câble qui relie l’Australie à Singapour est long de 9.000 km.

Une pratique héritée du siècle dernier

Utiliser les câbles sous-marins pour les télécommunications est une technique sûre et efficace, mais surtout ancienne. En effet, la première installation de câble, destinée aux communications télégraphiques, remonte à 1854 pour relier l’Irlande au Canada.
Ce n’est pas peu de chose, si l’on pense que l’on parle d’une période historique au cours de laquelle Abraham Lincoln était candidat au Sénat des États-Unis.

Le dilemme actuel : câbles sous-marins ou satellites ?

Aujourd’hui, on a largement recours à l’activité spatiale- des voyages d’exploration aux satellites de télécommunications.
De nos jours, les satellites, même s’ils représentent un très grand pas en avant pour la science, posent deux problèmes assez difficiles à résoudre : la latence et la « bit loss », une perte inévitable d’informations durant l’échange.

Un exemple pratique d’illustration ? L’Antarctique est l’unique partie de la Terre non connectée au réseau par les câbles, et elle ne possède que deux satellites. Inévitablement la vitesse de connexion s’en ressent de manière significative, et les stations de recherche produisent beaucoup plus de données qu’elles ne peuvent en transmettre dans l’espace.

 

Source: www.mentalfloss.com