Central African Backbone Project, le Cameroun est prêt à démarrer

Le pays a débloqué les financements pour contribuer à la réalisation du Central African Backbone Project, le projet de dorsale centrafricaine en fibre optique grâce à laquelle la Banque Mondiale vise à renforcer la ligne à haut débit du continent et à diminuer les coûts des services Internet.

Le rôle du Cameroun

Le Cameroun contribuera à la réalisation du Central African Backbone Project à travers la pose de 916 kilomètres de câbles en fibre optique, divisés en cinq segments reliant certains centres névralgiques du pays. Cette intervention, qui durera quatre ans, sera financée en grande partie par la Banque Africaine de Développement (AfDB) avec plus de 24 millions de dollars et aussi par le gouvernement camerounais. Ce projet a une importance stratégique pour le Cameroun qui vise à atteindre, d’ici 2035, les 20 000 kilomètres de câbles en fibre optique sur le territoire national.

Le Projet Central African Backbone

L’initiative du Cameroun ne représente en réalité qu’une partie d’un projet plus ample et ambitieux : celui qui vise à la réalisation de la Central African Backbone. Il s’agit d’une véritable épine dorsale en fibre optique, un réseau souterrain de câbles pour connecter les pays de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale. Le projet a été conçu et lancé, en 2009, par la Banque Mondiale qui en est le principal bailleur avec 206 millions de dollars (sur 273 millions au total). Le réseau touchera 7 états : Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, République Démocratique du Congo, République du Congo, Gabon, Sao-Tomé-Et-Principe. La réalisation a été divisée en 5 phases et la mise en service est prévue pour fin 2019.

Selon les experts de la Banque Mondiale, le projet garantira à la région un développement fondamental, en permettant d’atteindre un double objectif : améliorer la qualité des connexions dans toute la région et contribuer à la diminution des coûts des services liés à Internet et aux télécommunications.