De plus en plus d’entreprises choisissent le travail intelligent

Une étude de Vodafone menée dans 10 pays révèle qu’aujourd’hui le travail intelligent est une réalité dans 75% des entreprises. Cette tendance qui est appréciée par les employés, semble apporter de bons résultats y compris sur le plan économique, même si une certaine méfiance persiste.

La lente affirmation du travail intelligent

On parle du travail intelligent depuis plusieurs années. L’idée de base était d’exploiter le potentiel des TIC pour construire des formes flexibles d’emploi, qui permettent à l’employé de mener à bien ses activités sans nécessairement se rendre au bureau. Cette approche en héritage d’une notion de plus en plus « immatérielle » du travail a connu des fortunes diverses.

Pourtant, une étude réalisée par Vodafone semble attester la victoire du travail intelligent sur ses détracteurs. Menée auprès de 8 000 employés dans 10 pays, cette étude a montré que 75% des entreprises se sont aujourd’hui dotées de politiques de travail flexible. Les effets sont d’ailleurs positifs, du moins dans la perception des parties concernées : pour 83% des répondants, le travail intelligent a permis une augmentation de la productivité, pour 58%, il a amélioré la réputation, et pour 61%, il a permis d’augmenter les profits

Cette accélération a été rendue possible par l’avènement des connexions de dernière génération. 24% des répondants ont affirmé qu’ils utilisaient les services mobiles 3G pour travailler à distance, 18% utilisent en revanche la 4G, tandis que 61% se connectent à l’aide du haut débit de leur domicile.

Les dernières résistances

L’étude de Vodafone examine également les motifs de méfiance qui expliquent pourquoi 25% des entreprises n’ont pas encore de politiques de travail flexible. Selon les employés, les raisons sont multiples : selon 33% des répondants, c’est un problème culturel, pour 30%, une façon d’éviter les conflits entre les employés. En règle générale, c’est la crainte de devoir se charger de la gestion des employés qui travaillent moins d’heures (selon 22% de l’échantillon) ou des déséquilibres dans la répartition des charges de travail au sein des bureaux (25%).