Ericsson analyse la numérisation de l’Afrique subsaharienne

Ericsson a consacré une variante spéciale de son Mobility Report à l’Afrique subsaharienne, l’une des régions les plus prometteuses du monde en termes de numérisation. Une analyse de la situation actuelle avec un regard sur le développement prévu jusqu’en 2022. À l’intérieur, une session dédiée à l’Internet des Objets et à ses potentialités, en tant qu’instrument pour surmonter les défis sociaux du continent.

L’Afrique subsaharienne est de plus en plus mobile

Le Mobility Report d’Ericsson consacré à l’Afrique subsaharienne s’ouvre sur un point sur les technologies mobiles et leur croissance. Le cadre général montre une région extrêmement réactive où la diffusion des appareils mobiles s’accroît à un rythme soutenu. Par exemple, si 2016 va se clôturer avec 720 millions d’abonnements à la téléphonie mobile, en 2022 on attend plus d’1 milliard d’inscriptions. Et il en va de même pour les abonnements de Smartphone. 260 millions en 2016, 800 millions en 2022, avec un pourcentage moyen de croissance de 21 %. L’Afrique subsaharienne, montre donc une grande faim de connexions qui ne va pas cesser de croître les prochaines années. Ericsson estime qu’en 2022 le trafic par Smartphone actif atteindra 5 GB par mois, avec une progression annuelle de 30 % par an. Bien mieux encore, les performances du trafic mobile dans sa totalité :  3,2 EB par mois en 2022, + 50 % en moyenne par an.

Cette tendance positive est extrêmement liée à la croissance économique du continent qui, ces prochaines années, devrait aussi dépasser la moyenne mondiale.

Les potentialités de l’Internet des Objets

La deuxième partie du rapport, est consacrée à l’Internet des Objets et à ses perspectives de croissance en Afrique subsaharienne. Les analystes d’Ericsson insistent surtout sur l’étroite relation, que de nombreux experts affirment qu’il existe, entre diffusion de l’Internet des Objets et développement socioéconomique du continent. Les zones rurales, par exemple, en seraient les plus grandes bénéficiaires, vu que ces technologies y apporteraient des services aujourd’hui inexistants.

Certains pays, comme le Kenya et l’Afrique du Sud sont en avance, et d’autres commencent à bouger. La meilleure chose serait que tous les pays suivent cette tendance.