Indice de développement des TIC, l’Afrique reste en retrait

L’indice de développement des TIC (IDI) est l’étude par laquelle l’Union internationale des télécommunications (UIT) mesure le degré de développement du secteur des TIC dans le monde. Le dernier rapport confirme que l’Afrique a encore énormément de chemin à parcourir.

L’indice de développement des TIC, un instrument complexe

L’IDI est l’instrument officiel grâce auquel on mesure au plan mondial l’état de santé du secteur des TIC. L’objectif est d’exprimer en chiffre, sur une échelle de 1 à 10, les évaluations dans 4 domaines différents : le développement des TIC, les progrès réalisés dans le temps, la fracture numérique dans les différents pays et les futures potentialités de croissance.

Pour obtenir ces résultats, l’UIT a mis au point un indice complexe qui rassemble 11 indicateurs différents répartis dans 3 macro domaines :

  1. Accès aux TIC : enregistre le niveau de développement infrastructurel
  2. Utilisation des TIC : mesure le niveau d’intensité d’utilisation des technologies TIC
  3. Compétences des TIC : calcule le substrat socioculturel du pays pour évaluer le nombre de personnes en mesure d’exploiter les potentialités des TIC, aux fins de la croissance économique

L’excellence en Afrique

En examinant les données des indices de développement des TIC de l’Afrique, on constate comment, pour ce continent, le chemin de la numérisation est encore long. Les pays du continent enregistrent les résultats les plus bas, seule l’Île Maurice s’élève au-dessus de la moyenne générale, et seulement 4 pays (sur 37 analysés) sont parmi les 100 premiers.

Le Nigeria et l’Afrique du Sud, principales économies africaines, se placent respectivement à la 134e et la 88e places ; le Tchad est par ailleurs en dernière position avec 0,88 points seulement. Comparées aux résultats de 2010, les performances du Ghana (+21 places), du Lesotho (+13), du Cap Vert (+11) et du Mali (+10) sont bonnes. La valeur moyenne du continent est de 5,41 points, meilleure que les 4,31 de 2010, mais bien en-deçà de toutes les autres zones géographiques qui flottent au-dessus de 17 points. En conclusion, on observe qu’au fil des années d’énormes progrès ont été réalisés, mais que l’Afrique continue à avoir besoin de solides investissements pour pouvoir prendre véritablement son envol.