L’Internet des objets peut débloquer l’Afrique

Chômage, développement durable dans le respect de l’environnement, droit à l’information et accès aux services de santé. Ce sont quelques-uns des principaux défis sociaux que l’Afrique doit surmonter, selon les experts, pour réussir à triompher grâce à l’Internet des objets.

La révolution est possible

L’internet des objets, concept qui rappelle en soi que les innovations technologiques qui nous conduisent vers un futur dans lequel il sera possible de tout gérer grâce à une application, ne saurait et ne doit être un privilège réservé aux pays riches. Ainsi, même dans les pays en développement, ceci peuvent représenter une opportunité unique de croissance. C’est le cas de l’Afrique ; ce n’est pas par hasard que dans les forums les plus influents du monde se multiplient les voix qui affirment que le continent africain sera un leader économique dans certains domaines s’il parvient à numériser vraiment ses communautés. En Afrique, l’Internet des objets peut être la clé pour affronter la question du chômage, ouvrir le système d’éducation, améliorer le système de santé, créer un système économique durable et respectueux de l’environnement. Il suffit de penser au potentiel de l’e-learning, c’est-à-dire de la formation à distance, qui permettrait de porter la culture dans les zones rurales les plus inaccessibles et de surmonter les lacunes en matière d’infrastructures. Le même discours s’applique au secteur sanitaire, avec la possibilité d’imaginer des services qui connecte le patient et les médecins en effaçant les distances.

Secteurs public et privé unis en faveur du développement

Pour concrétiser ce scénario il est nécessaire de réaliser des investissements qui permettront d’augmenter la diffusion d’internet, aujourd’hui stabilisée à un taux de pénétration de 26 %. Les gouvernements, ne peuvent toutefois pas effectuer cette tâche à eux seuls, dans la plupart des cas, le défaut de plan national de développement du haut débit est non pas imputable au manque de volonté mais au manque de ressources. C’est pour cette raison que, selon les experts, il est nécessaire d’imaginer un système efficace de partenariat entre les entités publiques et les acteurs privés. Ainsi, si les premiers se voient confier essentiellement l’élaboration d’un cadre réglementaire, rassurant mais pas paralysant, ceci fera bouger les seconds. Comme le souligne Fredril Jejdling, président et responsable régional d’Ericsson pour l’Afrique sub-saharienne, dans un éditorial écrit pour le site : “This is Africa” : «Ce n’est que lorsque toutes les parties impliquées travailleront ensemble que les opportunités seront optimisées.»