L’avenir de l’Afrique selon McKinsey

Selon les analystes de McKinsey & Company, l’Afrique vit un moment crucial. Elle doit vraiment réussir à débloquer son potentiel pour se laisser aller définitivement à un développement qui l’élève de dernière sur la liste à première de la classe. La matière première est là, il lui faut des instruments et du travail.

L’Afrique à 3 vitesses

La crise mondiale et le phénomène socio-politique du Printemps arabe, ont profondément marqué l’économie africaine en dessinant une véritable « ligne de partage des eaux ». Il existe un « avant » et un « après », comme le soulignent également les experts de McKinsey dans le rapport « Lions on the move II » Avant, les pays africains dont la croissance était la plus élevée, étaient les pays exportateurs de pétrole et de gaz naturel, dont le PIB atteignait 7 % annuel. Après eux, venaient les États théâtres de révoltes, avec une croissance moyenne de près de 5 %. Derrière, tous les autres pays, avec une moyenne de +4 %. Depuis 2010 les choses ont changé. Les États du Printemps arabe se sont immobilisés, les exportateurs de matières premières ont brusquement ralenti en descendant à +4 %, les autres au contraire ont tenu bon ou même amélioré leurs performances (+4,4 %).

Un potentiel inexprimé

Sur quoi l’Afrique doit-elle travailler pour capitaliser sa force ? Indubitablement, sur la valorisation de son potentiel, en misant selon McKinsey sur une augmentation de la production et des consommations internes. En 2034, il y aura 1,1 milliard d’africains ayant atteint l’âge de travailler, un bassin énorme qui peut représenter le moteur gagnant des entreprises du continent. Les autres points forts résident dans l’abondance de ressources naturelles et le haut potentiel de développement technologique. Ce dernier aspect, auquel VueTel Italia a toujours cru, permettrait de travailler simultanément tant sur le développement économique que sur le développement social, et des droits de l’homme. Les nouvelles technologies, en effet, représentent l’instrument par lequel, aujourd’hui déjà, l’Afrique lutte pour l’amélioration de la qualité de la vie des personnes, surtout dans les zones les plus défavorisées.