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Mobile Connectivity Index, le rapport de GSMA

Le Mobile Connectivity Index de GSMA photographie la situation des opérateurs de réseau mobile dans le monde, grâce à une analyse approfondie. L’Afrique se confirme être le continent qui rencontre le plus de difficultés à atteindre de bons niveaux de connexions, malgré les nombreux progrès qu’elle a faits. 

Le mobile comme moteur de développement

Le Mobile Connectivity index, édité par GSMA, est un rapport qui mesure le niveau de développement des connexions mobiles dans 134 pays. Un classement établi en prenant en considération une multiplicité de facteurs, en mesure d’exercer une grande influence sur la connectivité d’une nation.  Le rapport se base sur la conviction qu’Internet est un puissant instrument de lutte contre les inégalités sociales et économiques et que, parallèlement, les dispositifs mobiles sont désormais la principale source d’accès au réseau. Par conséquent, un développement du mobile plus important signifie donc une amélioration des conditions de vie des habitants. Un parcours encore long si l’on considère qu’à ce jour il y a encore       4 milliards de personnes qui ne sont pas connectées.

Comment fonctionne le Mobile Connectivity Index

Le travail d’analyse à la base du Mobile Connectivity Index part de l’identification de            4 éléments clés qui exercent une grande influence sur le développement mobile : infrastructures, coûts des connexions et des services en ligne, niveau de numérisation des habitants et disponibilité de contenus intéressants sur le web. A l’intérieur de ces macro zones, on focalise ensuite 13 éléments à approfondir (avec des “poids” de pondération différents) et 138 indicateurs capables de les rendre mesurables. On obtient ainsi une note globale finale qui détermine la position dans le classement.

Les difficultés de l’Afrique

La nation la plus “mobile” de 2016 s’avère être l’Australie (84,7), considérable surtout en ce qui concerne la numérisation des habitants.   Sur le podium, on trouve ensuite la Hollande (84,4) et le Danemark (83,9). Dans l’ensemble, l’Afrique est le continent qui a davantage de difficultés. Actuellement seulement 24% de la population africaine est connectée, 20% reçoit le réseau 3g mais n’a pas accès à Internet et 57% n’a même aucune couverture. Ce n’est donc pas un hasard que parmi les 25 pays du classement il y a surtout des pays de l’Afrique subsaharienne et que le dernier du classement est le Niger (15,1).

Libye, Internet continue son ascension

Malgré le sanglant conflit en cours, la Libye ne semble pas avoir stoppé son lent mais progressif parcours de diffusion de la connectivité. Selon les estimations élaborées par Internet Live Stats, s’appuyant sur les données de l’Union Internationale des Télécommunications (ITU), à la fin de 2016 le taux de pénétration d’Internet atteindra 21,1 %, avec une croissance de 10 % par rapport à l’année précédente. Un rythme de croissance qui n’est pas comparable à celui que le pays avait avant la guerre, mais néanmoins très significatif.

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Visual Networking Index de Cisco, l’horizon 2020 du réseau

Le Visual Networking Index de Cisco (partenaire commercial de VueTel Italia) est l’une des publications internationales les plus riches et faisant autorité en matière de développement de la connectivité. L’édition 2016 en esquisse les lignes de développement en se fixant pour horizon 2020. Globalement, le résultat parle d’un monde où Internet comptera de plus en plus, dominé surtout par le secteur des appareils mobiles, et plus exactement par l’exploitation des vidéos sur Smartphones. Dans cette infographie, VuBlog vous propose quelques temps forts extraits de ce rapport qui évoquent bien cette tendance de développement.

Utilisateurs Internet :

Croissance moyenne annuelle du trafic Internet :

Croissance moyenne annuelle du trafic des données d’appareils mobiles :

Trafic Internet d’appareils mobiles : 6,9 % du total –> 18,9 % du total

Trafic mensuel moyen d’appareils mobiles par tête –>

Trafic des vidéos : 63 % du total –> 79 % du total

Appareils connectés par tête :

Vitesse moyenne de connexion :

 

Vodafone raconte la révolution de la téléphonie mobile

Dans une étude multimédia, Vodafone essaie de mesurer et de raconter la révolution de la téléphonie mobile, le rapport entre la diffusion de l’accès au réseau et la lutte contre les inégalités sociales. Les Smartphones, dans les mains des couches les plus défavorisées de la population mondiale, peuvent être un instrument extraordinaire d’émancipation sociale et économique.

La révolution de la téléphonie mobile selon Vodafone

Vodafone a également décidé d’exprimer son opinion sur le sujet amplement débattu, du rapport entre accès au réseau et lutte contre les inégalités socioéconomiques. Et elle le fait par le biais d’une étude confiée à sept experts internationaux sur le sujet. Le résultat est un rapport multimédia approfondi, riche en graphiques, et accompagné de vidéos (pour la version en ligne), qui indique comment et dans quelle mesure la diffusion d’Internet sur les dispositifs mobiles peut garantir aux couches les plus défavorisées de la population une occasion de développement et de délivrance. En même temps, la compagnie a souhaité pouvoir préconiser aux institutions publiques et aux investisseurs privés une série de bonnes pratiques qui peuvent servir de moteur à ce processus.

Le rapport est composé de quatre chapitres : le premier est consacré à une vision d’ensemble du thème et les trois chapitres successifs traitent autant d’autres questions en profondeur (l’inégalité des genres, la micro-entreprise, les petites exploitations agricoles).

Téléphonie mobile et développement

Depuis 1980, les inégalités de revenu et l’accès aux services ont augmenté exponentiellement à cause des processus de globalisation. Pourtant, aujourd’hui la globalisation, dans son expression la plus évidente, c’est-à-dire Internet, peut représenter la solution au problème. Accès au réseau signifie en effet en premier lieu d’accéder aux informations, et donc à la connaissance et à l’instruction. En outre, le réseau permet de franchir les barrières infrastructurelles qui, souvent, sont la première cause de la négation des droits (par exemple : les projets d’apprentissage en ligne et la scolarisation à distance). L’important, souligne Vodafone, est que les organismes publics et privés concernés continuent à investir intensément dans cette direction.

L’Afrique travaille pour étendre la connectivité

Apporter Internet dans les zones de la planète encore dépourvues de connectivité est le défi du futur, surtout pour l’Afrique. Y parvenir signifie garantir des droits et des services à des millions de personnes et débloquer un marché potentiellement très rentable. VuBlog propose une étude synthétique sur ce sujet, entre analyses statistiques et actualités sur de nouveaux projets.  

Même en ville, internet a du mal

En Afrique, les zones rurales ne sont pas les seules à manquer de connectivité. Même en ville, le standard optimal est loin d’être atteint. Une étude promue par la Worldwide Broadband Alliance, et reprise par The Economic Times, révèle que 82% des citoyens africains n’ont pas accès à internet, contre une moyenne mondiale s’élevant à environ 50%.

Satcoms pour l’e-learning en Afrique du Sud

Il est souvent très difficile de garantir le droit à l’éducation dans les zones rurales d’Afrique. Les distances et le manque d’infrastructures routières efficaces empêchent des milliers de jeunes d’arriver jusqu’aux écoles. Les nouvelles technologies peuvent aider à combattre ce fossé, grâce à la diffusion de plateformes de e-learning. Le projet Satcoms en Afrique du Sud, illustré dans un article de Phys.org, en est un exemple.

Étendre le réseau mobile en réduisant les coûts  

Afin de continuer à se développer en Afrique, les opérateurs des télécommunications mobiles ont besoin d’atteindre des personnes qui aujourd’hui n’ont pas d’accès à la connexion. Pour cela, des investissements très importants sont nécessaires. Au Rwanda, cependant, la société Vanu a élaboré un système permettant d’obtenir une connectivité maximum en réduisant les coûts. Son fondateur, Vanu Bose, en parle dans une interview pour All Africa.

Microsoft soutient les petites startups

De nombreux géants du secteur hi-tech ont choisi d’investir des sommes importantes dans des projets pour augmenter la connectivité dans les zones rurales africaines. Parmi eux se trouve aussi Microsoft qui cependant, comme l’explique un article du Financial Express, a opté pour une approche différente : pas de grandes sommes versées dans des interventions de grandes dimensions, mais un soutien capillaire pour les petites startups et les initiatives locales.

Rwanda, un réseau en construction

Les chiffres sur la diffusion d’Internet au Rwanda dépeignent un pays dans lequel encore une bonne partie de la population n’est pas connectée. Les individus ayant accès au réseau ne représentent encore que 10,6% et les abonnements au haut débit mobile dépassent de peu les 11%. Sans parler du haut débit fixe, qui atteint à peine 0,1%. Pourtant, selon les calculs effectués par l’Alliance for Affordable Internet, qui surveille le niveau d’accessibilité économique et infrastructurelle du réseau dans 51 pays, le pays est sur la bonne voie et pourra améliorer nettement sa situation dans les années à venir.

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Femmes et téléphones mobiles, l’égalité des genres est encore loin

Les inégalités de genre dans le domaine de la technologie ralentissent le développement personnel et social. Après avoir approfondi le thème dans un article précédent, VuBlog vous propose la lecture d’un graphique avec des chiffres dévoilés par GSMA, association mondiale des opérateurs du secteur mobile. Par rapport aux hommes, 200 millions de femmes en moins ont accès aux appareils mobiles (14 %). L’écart est fort surtout dans les pays moins avancés ou en voie de développement. Et pourtant, pour les compagnies de télécommunications, réussir à combler l’écart représenterait un marché important qui, selon les experts, s’élèverait à 170 milairds de dollars.

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Les inégalités de genre dans le domaine de la technologie ralentissent le développement

L’écart entre hommes et femmes est encore fort, en ce qui concerne l’utilisation des technologies mobiles et l’accès à Internet, surtout dans les pays moins avancés ou en voie de développement. Un rapport du GSMA a détecté un status quo qui à de fortes répercussions socioéconomiques en termes de droits humains, d’opportunités de travail, d’instruction et d’éducation. Deux projets, un au Kenya et un autre au Myanmar tentent de remédier à ce déséquilibre.

Le retard technologique chez les femmes

Dans le monde, il existe encore 1,7 milliards de femmes qui n’ont pas accès aux services et appareils mobiles. Les inégalités de genre dans le domaine de la technologie sont bien réelles surtout dans les pays moins avancés ou en voie de développement. Une étude menée par GSMA, association mondiale d’opérateurs du secteur vient confirmer les faits. Par rapport aux hommes, les femmes qui possèdent un téléphone cellulaire sont 200 millions de moins, c’est-à-dire 14 %. Ceci se traduit par une moins grande possibilité d’accès à d’importants instruments de développement, ainsi le retard dans l’utilisation du numérique se transforme en un retard socioéconomique. En effet, l’utilisation du téléphone mobile garantirait l’émancipation des femmes qui accèderaient à davantage d’informations et d’opportunités de croissance et de travail. Mais les barrières qui font obstacle à cet accès sont encore trop nombreuses et trop fortes et d’ordre économique culturel et social.

Les expériences du Kenya et de Myanmar

Pour combler le retard en matière de genre, un travail profond est nécessaire sur le long terme. De nombreux pays présentent des projets publics ou des initiatives privées. Nous disposons de deux exemples concrets qui nous viennent du Kenya et de Myanmar.

Le projet kenyan est promu par Intel Corporation en collaboration avec l’ONG Joyful Women Organization. Il s’agit d’un programme d’alphabétisation numérique qui se propose de former à l’utilisation des nouvelles technologies 1 million de citoyennes kenyanes d’ici à 2020. Pareillement, citons aussi l’initiative du gouvernement de Myanmar, qui a mis en œuvre le plan Tech Age Girls Myanmar, pour favoriser l’accès des jeunes femmes à Internet et aux réseaux sociaux, en tant qu’instruments d’amélioration des propres compétences et véhicules de culture et d’informations.

Le boom des utilisateurs Facebook au Nigeria

C’est le Nigeria, le pays africain le plus féru de réseaux sociaux, du moins en ce qui concerne Facebook. Des chiffres récents révèlent comment les nigérians qui utilisent le populaire réseau social à une cadence régulière, au minimum mensuellement, sont 16 millions. Le nombre de connexions journalières est estimé à 7,2 millions. Il s’agit d’une utilisation liée surtout aux appareils portables (97 %), avec une très forte consommation de contenus vidéo, mis en ligne ou partagés par 52 % des utilisateurs. Le relevé de tels chiffres est très intéressant pour les sociétés qui choisissent les réseaux sociaux pour la promotion de leurs produits.  Soixante-dix-huit pour cent (78 %) des nigérians adhérents de Facebook, déclarent en effet utiliser le dispositif mobile pour se tenir informés des nouveaux produits et services.

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