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ACE, le réseau qui lutte contre la fracture numérique en Afrique

ACE (Africa Coast to Europe) est l’un des câbles sous-marins qui relie les pays de la côte atlantique de l’Afrique à l’Europe. Une infrastructure stratégique, en fonction depuis 2012, qui participe à la lutte contre la fracture numérique sur le continent.

De l’Afrique vers l’Europe à travers ACE

L’acronyme ACE synthétise le nom Africa Coast to Europe, un des câbles sous-marins les plus importants au service de l’Afrique. L’infrastructure mesure plus de 17 000 kilomètres de longueur, et s’étend de l’Afrique du Sud à la France le long de la côte occidentale du continent, en passant par 20 pays. Un parcours d’une importance stratégique, qui favorise le territoire africain aux potentialités énormes en termes de développement des télécommunications et d’Internet. De plus, en 2015, a été approuvée la mise en œuvre d’un projet qui prolongera le câble jusqu’au Cameroun.

ACE est entré en service en décembre 2012, sa réalisation a coûté environ 700 millions de dollars et a été confiée à Alcatel Lucent qui a garanti l’utilisation de la technologie de fibre optique la plus avancée : la WDM (Wavelength division multiplexing). Les câbles qui composent le réseau et qui transitent à plus de 6 000 mètres sous le niveau de la mer ont un diamètre de 4 à 5 centimètres et une portée maximale de 5,12 TBps.

La lutte contre la fracture numérique

L’importance stratégique d’ACE se comprend mieux lorsqu’on parcourt la liste des pays africains, dont certains sont connectés pour la première fois au réseau de câbles internationaux. C’est le cas de la Guinée équatoriale, de la Gambie, du Liberia, de la Mauritanie, de Sao Tomé-et-Principe et de la Sierra Leone. L’infrastructure a été conçue dans l’objectif de réduire les coûts de la large-bande en Afrique, en contribuant à la lutte contre la fracture numérique et donc au développement social et économique du continent. De plus, pour certains états, au moment de sa mise en œuvre le câble constituait le premier raccordement au réseau international, dans lequel transitent les flux d’information d’Internet.

L’avenir des télécommunications en Europe

Selon les experts et les analystes, l’Europe des télécommunications est à un carrefour qui a besoin d’un élan pour vraiment décoller. Un récent rapport de l’ETNO souligne une activité en reprise, mais pour retrouver la tête du marché au niveau international, de nouvelles règles sont nécessaires.

Le rapport de l’ETNO

Lo European Telecommunications Network Operators a réalisé, comme chaque année, un rapport qui analyse l’état des télécommunications sur le vieux continent, tant du point de vue de la distribution des connexions que celle des affaires. Le point principal est que le marché européen des télécommunications a ralenti sa chute, voire l’a quasiment stoppée, et à partir de l’année prochaine, il devrait renouer avec la croissance. Pour donner vie à ce secteur, des investissements ont été développés, et le marché de la téléphonie mobile qui, en dépit d’une légère baisse, a enregistré la meilleure performance par rapport aux autres segments.

L’Amérique se tourne vers l’Europe

Le portail Key4Biz décrit la position exprimée par le Wall Street Journal sur le secteur européen des télécommunications. Selon le quotidien américain influent, l’Europe des télécommunications devrait s’efforcer de créer un véritable marché unique, à ce jour annoncé en théorie, mais jamais réalisé dans la pratique. Selon les experts américains, la faute reviendrait à l’attitude incohérente et imprécise de Bruxelles qui, à chaque changement de la Commission, semble changer son approche du monde des télécommunications. 

Une règlementation unique

Le WSJ critique particulièrement l’Europe pour l’absence de véritable marché unique, le CERRE (Centre européen de réglementation), en revanche pointe du doigt la fragmentation de la réglementation. Le site Key4Biz a en effet, consacré un article à une étude de l’institution, selon qui l’avenir des entreprises de télécommunications en Europe est mis en danger par l’absence de cadre réglementaire unique entre l’Internet, les médias audiovisuels, et les communications électroniques. La solution, selon le centre d’analyse, serait de structurer un cadre réglementaire pour toutes les infrastructures numériques et un autre pour tous les services.

En matière d’Internet et de haut débit : les pays arabes comblent le fossé

Les pays arabes représentent une zone géographique très intéressante pour le secteur des télécommunications. À ce jour, le niveau de pénétration d’Internet et du haut débit est encore faible, puisqu’il est inférieur à la moyenne mondiale et aux normes européenne ou nord-américaine, à quelques exceptions près. Pourtant, les taux de croissance sont également élevés et le potentiel de développement important, à condition d’être soutenu par des stratégies de croissance adéquates et des investissements. VuBlog propose une infographie qui résume, sur la base des données de l’UIT, le niveau actuel de « connexion » des pays arabes.

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Rapport de l’ETNO : l’Europe toujours plus “mobile”

Dans son rapport annuel sur le secteur, VuBlog consacre une nouvelle infographie aux données publiées par l’ETNO, l’association réunissant les acteurs les plus importants en matière de télécommunications d’Europe. Après avoir parlé de l’état de santé du secteur des télécommunications, c’est le moment de se pencher sur la diffusion de la connexion sur le vieux continent. La baisse des lignes fixes traditionnelles continue, -5,3% en un an, tandis que croissent les lignes à large bande (+3,5%) ainsi que les abonnements mobiles (+1,4%). Les taux de pénétration révèlent une Europe toujours plus mobile avec 131,4 souscriptions tous les 100 habitants, alors que la large bande se stabilise à 29,7%.

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Tunisie, la diffusion de la large bande s’amplifie

La Tunisie, pays  stratégique du réseau d’affaires de VueTel Italia, fait partie des nations africaines qui travaillent le mieux afin d’augmenter l’accessibilité et la qualité de la large bande. Selon les dernières informations diffusées par l’ITU, le taux de pénétration du réseau Internet est à peine en-dessous du seuil des 50%, autant que celui de la large bande mobile. La confirmation de l’accomplissement du travail effectué émane également de l’Alliance for Affordable Internet qui, dans son rapport, a évalué l’accessibilité des connexions rapides dans les pays émergeants et place la Tunisie à la 17ème position (sur 51) du classement général et au 5ème rang (sur 24) parmi les états africains. 

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La Chine investit en Afrique

La Chine est toujours plus présente dans l’économie africaine. Les principales entreprises du géant asiatique sont en train de multiplier leurs investissements sur le continent africain, spécialement dans le domaine des télécommunications. VueBlog revient sur le sujet avec une rétrospective de certains des principaux articles et éditoriaux consacrés à cette question.

L’Afrique accélère grâce à la Chine

Chrispinus Omar, sur le site AllAfrica.com, consacre un long article au rôle clé tenu par les investissements chinois dans l’accélération du développement économique et technologique de l’Afrique. Le développement des infrastructures, finances et télécommunications sont les trois secteurs dans lesquels cette présence se fait sentir le plus et où ses effets sont les plus importants.

Pourquoi la Chine mise-t-elle sur l’Afrique ?

Le portail E-International Relations Students propose une réflexion sur les motivations qui poussent la Chine à investir de plus en plus dans le tissu économique et financier de l’Afrique. L’analyse essaie de tracer les conséquences que ces investissements massifs pourront avoir sur l’équilibre économique au niveau mondial.

Une coopération à réinventer

À l’occasion du forum sur la coopération économique Chine-Afrique (FOCAC), The Herald propose une réflexion sur l’état actuel des partenariats entre le pays asiatique et le continent africain ainsi que sur la manière dont ces derniers devront être réinventés afin de résister aux conditions économiques mondiales en perpétuelle mutation.

La Chine réunit le Cameroun et le Brésil

China Unicom, société de téléphonie fixe et mobile, a conclu un accord avec le gouvernement du Cameroun et avec la Cameroon Telecommunication Corporation sur la réalisation d’une liaison entre le pays africain et le Brésil. Il s’agit de câbles sous-marins de fibre optique qui constitueront un nouveau pont entre l’Afrique et l’Amérique du Sud. Cette information provient du portail Africa Rivista.

Huawei connecte le Ghana

Le premier réseau en fibre optique du Ghana sera “made in China”. Ce sera Huawei, colosse chinois du secteur des télécommunications, qui sera en charge de ce réseau après avoir signé un accord avec le gouvernement du pays africain. Sur ce thème, voir l’article de PCworld.com.

Haut débit dans le monde, le rapport de l’Organisation des Nations Unies

Comme chaque année, la Commission des Nations Unies sur le haut débit pour le développement numérique a publié le rapport qui surveille l’état du haut débit dans le monde. La planète, sur le réseau, voyage encore à deux vitesses, puisque les pays en développement sont encore loin des niveaux d’excellence. Les pays qui comptent le plus haut pourcentage de personnes connectées parmi la population totale sont principalement européens, tandis que pour les connexions mobiles, c’est l’Asie qui domine. Mais les écarts sont petit à petit réduits, et le haut débit se révèle de plus en plus comme l’un des principaux outils pour réduire la pauvreté et les inégalités sociales.

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Le Burkina Faso, la croissance rapide du réseau

Le Burkina Faso est l’un des pays africains les plus pauvres et où la diffusion des technologies mobiles et l’utilisation d’Internet sont encore assez faibles. Dans le classement établi par l’Alliance for Affordable Internet, qui mesure la viabilité et l’accessibilité du réseau, le Burkina Faso se place à la 46ème place sur 51 pays analysés (en sachant que parmi les États africains, il est 21ème sur 24). Au cours des dernières années, pourtant, l’augmentation des connexions a montré un grand élan, signe d’un marché qui commence à s’ouvrir même si les valeurs sont encore faibles. Selon la Commission des Nations Unies sur le haut débit, par exemple, seuls 9,4% de la population ont accès à Internet (8,3% des ménages). En outre, même si 68% des citoyens ont un appareil mobile, seuls 9,6% ont une connexion haut débit sur le téléphone mobile.

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Le trafic augmente sur le réseau

Le monde a besoin de se connecter toujours plus. Selon les prévisions élaborées par Gartner Inc, avant la fin 2015, le volume total du trafic de données mobiles atteindra 52 millions de téraoctets, avec une croissance équivalant à 59% par rapport à 2014. Une tendance ascendante inexorable qui se poursuivra également lors des prochaines années, arrivant à 173 millions de téraoctets en 2018. Même chose pour le nombre de connexions (3G et 4G) : à l’heure actuelle elles représentent 3,8 milliards, en 2018 elles seront 5,1 milliards.

Le besoin de connexion augmente surtout par rapport à l’utilisation des contenus vidéo (youtube en premier lieu) et la diffusion des technologies liées à l’Internet of Things (Internet des Objets). Il suffit de penser qu’à l’heure actuelle 50% du trafic des données est dû aux services de streaming vidéo ;  part qui atteindra les 60% en 2018.

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