SACS: le câble de l’avenir qui révolutionnera les télécommunications africaines

Le projet, réalisé par Angola Cables, un groupement d’entreprises dirigé par Angola Telecom, devrait s’achever à la fin de 2016. La liaison entre l’Afrique et l’Amérique du Sud permettra de réduire les coûts de transmission de données de 80%.

Le nouveau câble de l’Atlantique

Le réseau complexe de câbles sous-marins qui traversent les océans et les mers du monde entier est une infrastructure clé pour le système de connexion actuel. En effet, presque tout le trafic Internet global voyage sur ces “ autoroutes ” numériques; et le réseau est en expansion constante. Sans surprise, lors du Capacity Africa, l’un des rendez-vous du “Capacity Conferences” qui aura lieu dans le continent africain (Tanzanie- Dar ar Saalam, 8 et 9 septembre 2015), l’on discutera du projet SACS, “South Atlantic Cable System”, c’est le câble qui reliera l’Afrique et l’Amérique du Sud en passant sous l’Océan Atlantique. Artur Mendes, DOP de Angola Cables, qui sera chargé de la structure en question, participera à l’événement. Le débat fera partie d’un grand panel consacré aux possibles voies futures de développement pour les télécommunications en Afrique, où l’on analysera aussi bien la nécessité de relier de plus en plus le continent au reste du monde que la nécessité de construire un réseau intérieur de plus en plus épais qui concerne toutes les nations africaines.

angolacables

Un échangeur stratégique

Pour le câble SACS les numéros seront plus bas que d’autres structures semblables : un peu plus que 6.000 km de long, deux postes “ d’amarrage ” (Luanda, en Angola, et Fortaleza, en Brésil) et un prix de revient complet d’environ 280 millions de dollars. Une fois réalisé, cependant, il sera un véritable échangeur qui, selon les estimations, sera en mesure de réduire les coûts de transmission de données de 80% entre l’Afrique et l’Asie, d’un côté, et l’Amérique du Sud, de l’autre. L’infrastructure va absorber tout le trafic données qu’aujourd’hui est contraint à passer par l’Europe et les États-Unis, pour aller d’une côte à l’autre de l’Atlantique du Sud. En outre, le câble SACS se connectera avec le SEA-3/WASC (déjà en marche) en Angola, et avec le Seabras-1 (à réaliser) au Brasil.

Les travaux de construction, qui devraient s’achever d’ici la fin de 2016, sont confiés à Angola Cables, un groupement d’entreprises conduit par Angola Telecom et qui entraîne quatre autres entreprises de télécommunications dans le pays (Unitel, MSTelcom, Movicel, Startel).